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04 septembre 2011

oxymore?

Culture

 
Ayem et Sabrina de Secret Story 5
  • Secret Story 5 : Ayem et Sabrina tiennent le secret des couples...

 

sur le site métro

 

moi, j'dis çà, j'dis rien... mais là, c'était gros...

11 février 2011

Morte, la bête...

Alors que je n'y pensais plus, toute à aider l'Homme à préparer son concours...

Alors que l'hiver semblait se carapater, puisque le soleil brillait et que j'arrivais à rentrer de jour à la maison...

Alors même que ses douleurs articulaires paraissaient avoir disparu, vu qu'elle avait de nouveau pu voler sur la table familiale...

La chatte est morte la semaine dernière. J'avais fini par l'emmener chez le véto, alertée par son manque d'appétit, j'avais eu 7 jours d'antibiotiques à lui donner. Au 4ème jour, non seulement elle ne mangeait plus du tout, mais même boire lui était impossible. Elle se traînait, le train arrière trop faible pour la porter désormais.

Retour chez le véto. Par chez nous, ce sont des spécialistes des vaches ou des chiens utiles (entendez de chasse). Il a voulu lui faire le test de leucose, et devant l'échec d'une prise de sang à la patte, voulait torturer plus mon animal en tentant de prendre le sang... à la jugulaire!

Ce n'était qu'une comédie jouée à mon intention, je pense, une manière de me faire croire qu'il avait tout tenté pour la sauver : il avait vu à la première seconde que la chatte était mourante. J'ai refusé toute torture supplémentaire, et lui ai fait dire clairement que non, il n'y avait plus rien à faire, leucose ou pas.

Alors, il lui administré un produit anesthésique. Elle s'est endormie, dans mes bras. Sa queue a cessé progressivement d'osciller. Et puis, une seconde injection, directement dans le coeur, il me semble. Quelques secondes plus tard, sa respiration s'arrêtait.

Je n'aurais pas cru que je pleurerais tant. Et, c'est idiot, mais j'ai continué de la caresser tout pendant que la secrétaire, avec tact, me parlait des différentes "formules" possibles pour la dépouille. Soit dit en passant, il y a de quoi gerber de ce racket organisé même autour du cadavre d'une bestiole. Même si tu repars en le laissant là, on te taxe de 100 euros pour pouvoir le cramer au milieu des carcasses de vaches. Et on te propose aussi de récupérer la petite urne, comme pour Grand-Père, moyennant finances en plus, évidemment. On a même une formule, un peu moins chère, qui te réduit en cendres la bête en te jurant-crachant qu'elle n'est brûlée qu'AVEC DES CHIENS/CHATS! Comme si çà changeait quelque chose!!!

Pour finir, j'ai ramené la chatte à la maison, et nous l'avons enterrée sous le lilas, couchée en boule dans un sac en kraft. Le Monstre a pleuré trois jours entiers. Il est encore un peu chevrotant quand il en parle. Mais c'est un enfant : quand je suis revenue avec la chatte, il a voulu la voir, l'a caressée... et m'a demandé s'il pouvait avoir quelques poils, pour les regarder avec son microscope tout neuf...

10:22 Écrit par fanny dans familia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, monstre |  Facebook

26 janvier 2011

flashback

Cette semaine, je suis revenue sur mes pas.

Il y a 10 ans, je quittai la banlieue parisienne pour retrouver ma chère cambrousse. L'adaptation avait été violente : je venais d'un pays où on ne tourne la clef dans la serrure qu'en partant en vacances, le moins qu'on puisse dire, c'est que çà a été un choc! Les portes sans poignée, que si t'as omis d'emporter le trousseau, t'es à la rue. Les gens, qui te regardent pas, te marcheraient dessus s'ils pouvaient. L'agression permanente des sirènes du métro "couiiiiiiiin" et les claquement des portillons. La foule aussi, toujours, partout. Les mendiants, que je ne me suis jamais habituée à ignorer.

Bref, j'ai quitté tout celà avec bonheur. Même si ma cambrousse s'est déruralisée (je revendique ce verbe), avec l'agrandissement de la mini supérette en vrai magasin, et la poussée champignonique de lotissements tristounets, y'a pas, c'est sans commune mesure.

Et voilà donc que cette semaine, j'ai dû revoir Paris. Hé bin, çà n'a pas changé d'un poil. J'ai supporté l'heure de pointe du métro, amusée même par cet exploit incroyable et pourtant quotidiennement renouvelé : nous étions cinq mille dans ce wagon, çà nous met dans les dix mille yeux, et pas un regard ne croise l'autre! On était collés-serrés comme jamais par chez nous, et pourtant à la tête de tout le monde, on voyait bien qu'un univers entier nous sépare du voisin...

Comme je n'avais strictement rien à faire et pas un rond de trop à dépenser, et qu'il pleuvait comme vache qui s'oublie, j'ai beaucoup navigué en souterrain, passant d'une ligne à l'autre. Comparaisons faites, d'ailleurs, vaut mieux voyager ligne 7 (Ivry) que ligne 4 (Clignancourt/Orléans). Les rames de la 4, c'est vraiment pourri! Je me suis même payée le luxe de me croûter dans l'escalier, un monsieur acariâtre, qui me trouvait sans doute trop lente m'a frappée avec sa canne... Ma langue pourtant bien pendue et moi sommes restées coites pour une fois, scotchées par ce comportement de dingue...

Mais pourquoi sont ils aussi méééchants?!

 

14 janvier 2011

franchement? çà soulage

c'est  vous lirez sans doute mieux, je sais pas faire plus grand!

Fonctionnaires : Zoé Shepard, la « coconne » de l'UMP ?

Par Michaël Moglia | Membre du conseil national du PS | 10/01/2011 | 18H03

Après une brève suspension de quatre mois, celle qui avait dressé un portrait cruel de ses collègues surnommés « Coconne » et « Simplet » (entre autres amabilités) revient profiter de la soupe dans laquelle on l'avait prise à cracher..

Bénéficiant d'une indulgence qu'en pareilles circonstances aucun employeur privé ne lui aurait accordée, oubliant ses velléités maintes fois exprimées de démission, Aurélie Boullet replonge dans l'enfer exquis de la fonction publique territoriale. Son supplice sera quelque peu adouci par la perception de ses droits d'auteur -près de 300 000 euros soit, pour une fonctionnaire de son rang, l'équivalent de huit années de salaire- et la vente des droits d'adaptation cinématographique de son roman au groupe UGC..

On ne doute pas que le film à venir est voué à l'effervescence médiatique et au succès qui, trop souvent, récompensent la démagogie et la facilité. C'est justement ce retentissement populaire (populiste ? ) qui fait d'« Absolument dé-bor-dée ! » bien plus que l'« innocente plaisanterie » évoquée sur le site littéraire du Nouvel Observateur..

Suppressions massives de postes

Dans un contexte politique de défiance vis-à-vis de l'administration, la publication d'un pamphlet anti-fonctionnaires n'est pas un geste anodin. Bien au contraire, le livre d'Aurélie Boullet vient, de façon indirecte mais puissante, conforter la droite dans sa politique de démantèlement du secteur public..

Il n'est pas inutile de rappeler l'empilement des mesures par lesquelles les gouvernements UMP successifs s'en sont pris aux services publics et aux fonctionnaires. La réduction des effectifs de la fonction publique, entamée par les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin, s'est systématisée avec la révision générale des politiques publiques voulue par Nicolas Sarkozy..

Loin d'avoir permis une réduction de la dette publique (évaluée à 63,9% fin 2007, elle s'élève aujourd'hui à 81,5% du PIB), le principe du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux a surtout conduit à un dégraissage qui remet aujourd'hui en cause les missions-clés de notre République..

Au total, ce sont plus de 100 000 postes de fonctionnaires qui ont été supprimés par l'Etat depuis 2005..

Le travail de sape contre la fonction publique

Au-delà de cette politique d'appauvrissement des services publics, c'est à une attaque en rafale contre le statut des fonctionnaires que s'est consacré Nicolas Sarkozy depuis son élection : remise en cause du droit de grève avec la loi sur le service minimum, remise en cause de la sécurité de l'emploi avec la loi sur la « mobilité des fonctionnaires » (comprendre : licenciement sans indemnité), gel des salaires en 2011….

Ces jours-ci, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, va jusqu'à proposer de remplacer « l'emploi à vie des fonctionnaires » par des « contrats d'objectifs » (comprendre : CDD) d'une durée maximale de dix ans !.

Ainsi, par l'accumulation de réformes présentées à chaque fois comme pragmatiques et efficientes, donc difficilement contestables par ceux qu'elles ne visent pas directement, la droite accomplit un patient travail de sape du secteur public..

Et c'est précisément parce que ce travail s'effectue de manière graduelle et insidieuse que la défense des missions, des usagers et des agents du secteur public requiert la plus grande vigilance des forces de gauche. Or, le climat idéologique qui règne dans notre pays ne pousse pas à la vigilance ; au contraire, il favorise en tous points le travail de la droite.

Diminution du pouvoir d'achat

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Le discours anti-fonctionnaires n'est pas nouveau en France, et le candidat Sarkozy lui-même le dénonçait en 2006 à Périgueux :.

« Chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne. Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste. ».

 Pourtant, cette tentation a été largement exploitée par la « droite décomplexée », si bien qu'à force de martèlement, le discours a fini par gagner en légitimité. On tape d'autant plus volontiers sur les fonctionnaires que la nécessité supposée d'une rigueur budgétaire fait passer la défense de leurs droits pour un combat d'arrière-garde..

Or, tandis que les suicides chez France Télécom font mesurer l'importance du contenu et de la qualité des emplois, c'est à un nivellement par le bas des conditions de travail que semble appeler cette critique constante des « privilèges »..

Ceux-là sont-ils d'ailleurs bien là où on imagine les trouver ? C'est loin d'être évident lorsqu'on considère la forte diminution du pouvoir d'achat des fonctionnaires (entre 2003 et 2010, l'inflation a progressé deux fois plus vite que le point d'indice des fonctionnaires) ou encore les écarts de salaires entre les cadres du public et ceux du privé (en moyenne, ces derniers gagnent chaque mois presque 1 000 euros de plus que les premiers). Mais ces réalités intéressent peu les libéraux..

Un livre outrancier et condescendant

Voilà en quoi le propos d'Aurélie Boullet est nocif. Par son caractère outrancier, par son ton condescendant, il accélère la diffusion d'une idéologie anti-fonctionnariste qui, naturellement, dégénère en un discours de dénigrement du service public..

Le triomphe de la droite, c'est le triomphe d'une pensée amère et simplificatrice que le livre d'Aurélie Boullet contribue à propager en transformant une expérience personnelle, romancée et caricaturée, en un « paradoxe du fonctionnaire » à valeur de règle implicitement générale..

La critique constructive est toujours possible, et il serait stupide de vouloir en épargner la fonction publique. Une réflexion sérieuse sur les missions, l'organisation et le devenir de nos administrations est nécessaire. Cependant, le préalable à une telle réflexion est de travailler dans le sérieux, dans la mesure, loin des provocations et de la tentation de l'acharnement..

Le succès d'« Absolument dé-bor-dée ! » a enterré toute réflexion utile sur le service public. C'est à se demander si, en servant naïvement de courroie de transmission aux idées de la droite libérale -à la manière d'un Manuel Valls débordé par sa quête de notoriété- Aurélie Boullet ne serait pas devenue la « coconne » de l'UMP..

09 janvier 2011

"grossesse non souhaitable"

Dans la série "parlez-moi de moi", aujourd'hui, quand néphrologie et obstétrique se contrarient.hello_kidney_rein.png

J'ai un rein pourri. Ce qui ne serait pas un drame si l'autre membre du duo de rognons habituel n'était pas aux abonnés absents : du coup j'ai comme un souci de filtration des toxines, pour résumer.

Voilà 4 ans que je connais cette facette de moi, et j'ai fini par comprendre que cette situation renvoyait aux calendes grecques tout projet obstétrique éventuel. J'avais 28 ans et des idées de maternité : c'est ballot.

Le pire (façon de parler), c'est que je peux parfaitement concevoir un petit. Mais je le perdrais à coup quasi sûr en route, ou alors je me retrouverai en dialyse à vie, voire pire (tête de la néphro quand elle en parle, on dirait Morticia Addams).

Déjà, c'est dur à avaler.

Le plus croquignolet, c'est qu'il est impossible de convaincre le moindre gynéco de pratiquer sur moi une stérilisation définitive. Pourquoi? Je vous le donne en mille : je suis TROP JEUNE! Trop jeune, donc, pour ne plus faire l'amour avec le souci de la contraception qui foire. Une capote çà craque, une pilule ou un stérilet, c'est pas 100% garanti. Pas trop jeune, par contre, pour se retrouver en ayant conçu un enfant qu'on désire et devoir choisir entre vivre et avorter, quoi!

J'ai expliqué tout çà à mon généraliste, qui n'a pu qu'approuver. Reste à espérer que 32 ans, c'est assez vieux pour la gynéco. Parce que franchement, les tests de grossesse, quand c'est pour vérifier que surtout on n'est PAS enceinte... y'a plus rigolo à faire une fois par mois.

08 janvier 2011

ballon d'essai

in Rue89

Après Manuel Valls et les 35 heures, Christian Jacob et la fonction publique : en s'interrogeant sur « la pertinence de l'embauche à vie des fonctionnaires », le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale se met à dos les syndicats et embarrasse son camp. Et il oublie de rappeler que, dans le public, l'emploi à vie n'est déjà plus une garantie pour tous.

« Il ne faut pas s'interdire d'en débattre »

Le statut des fonctionnaires, c'est un dossier que Christian Jacob connaît bien, puisqu'il avait été ministre de la Fonction publique de 2005 à 2007. Dans son interview au magazine Acteurs publics, publiée ce vendredi, il explique avoir abordé la question « de manière informelle avec les syndicats » :

« L'accueil avait été frais, mais il ne faut pas s'interdire d'en débattre. Comme il ne faut pas s'interdire, non plus, de réfléchir à la pertinence de l'embauche à vie des fonctionnaires.

Ne pourrait-on pas envisager, à l'avenir, des contrats d'objectifs sur cinq ou dix ans qui permettraient à des gens de passer du secteur privé au secteur public et vice versa ? Je sais que c'est compliqué pour les ministères régaliens [Intérieur, Justice, Affaires étrangères, Défense, Finances, ndlr], mais c'est peut-être possible, par exemple, dans l'équipement ou la recherche. On doit pouvoir poser ce débat sans crainte. »

 

« Peut-être possible », mais tout de même très sensible. Devant les protestations des syndicats de fonctionnaires, Christian Jacob a rapidement nuancé ses propos sur Europe 1 : ce n'est qu'une proposition, ça ne s'appliquerait qu'aux nouveaux recrutements, et ça concernerait surtout les cadres.

La fonction publique, pas juste de l'emploi « à vie »

En s'interrogeant sur « l'embauche à vie des fonctionnaires » et en proposant des « contrats d'objectifs » à durée limitée, Christian Jacob était assuré de s'offrir un joli buzz. Pourtant, sa proposition n'a rien de révolutionnaire : la fonction publique offre déjà des statuts plus souples -ou plus précaires, selon les points de vue- que le fameux emploi « à vie ».

Sur les 5,3 millions d'agents de la fonction publique, 872 600 travaillent pour l'Etat, les collectivités locales ou les hôpitaux sans être « titulaires », selon le dernier rapport annuel du ministère du Budget :

  • Ces agents « non titulaires » sont recrutés en CDD ou en CDI, et ne disposent pas de la garantie de l'emploi « à vie » offerte aux fonctionnaires « titulaires ».
  • Ils représentent désormais 16,5% des effectifs de la fonction publique (hors armée), contre 14,4% dix ans plus tôt.
  • C'est dans l'enseignement supérieur et dans la recherche, un des exemples choisis par Christian Jacob, que leur nombre a le plus augmenté : 3 000 « non titulaires » de plus dans les universités en un an, et 1 100 de plus au CNRS.

L'armée dispose elle aussi de ses propres versions du CDD, comme Christian Jacob l'a rappelé à Europe 1 pour nuancer ses propos initiaux. Exemples :

  • Un jeune n'ayant pas le bac peut signer un contrat d'Evat (« Engagé volontaire de l'armée de terre ») de trois ou cinq ans, renouvelable jusqu'à 25 ans, ou un contrat de VDAT (« Volontaire de l'armée de terre ») d'un an, renouvelable quatre fois.
  • Les Bac +3 ou +4 peut devenir « officiers sous contrat », d'une durée de cinq à huit ans et renouvelable pendant quinze ans pour les fonctions d'encadrement, et d'une durée de deux à cinq ans renouvelable pendant vingt ans pour les spécialistes techniques.

Trop risqué pour le gouvernement

La proposition de Christian Jacob serait donc purement pragmatique. Tout en restant floue sur l'essentiel : s'agirait-il d'introduire un nouveau mode de recrutement pour des contrats temporaires, ou de remplacer le recrutement sur concours, qui garantit l'emploi à vie ? Dans ce cas, ce serait effectivement la fin du statut actuel des fonctionnaires.

Cette polémique tombe mal pour Georges Tron, le ministre de la Fonction publique : mardi, il doit justement ouvrir des négociations sur le statut des agents « non titulaires ». Selon le document de travail envoyé aux syndicats, le gouvernement est prêt à mettre fin aux situations les plus précaires.

Plus discrètement, le gouvernement envisage de créer un nouveau type de contrat, plus souple encore que celui préconisé par Christian Jacob :

« Il est proposé de mettre en place un nouveau type de contrat articulé autour d'un objet déterminé et non plus d'une durée, sur le modèle des contrats de projet “à terme incertain” qui existent en droit du travail. »

 

Mais promis, le gouvernement ne partage pas les doutes de Christian Jacob sur « l'embauche à vie ». Interviewé sur Europe 1, Georges Tron l'assure :

« Le gouvernement et moi personnellement sommes attachés au statut de la fonction publique […]. [L'emploi à vie] est une garantie du statut, une contrepartie par rapport à des obligations. »

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30 décembre 2010

Auteur marquant

Claude Klotz (Patrick Cauvin) est mort cette année.

Dans les bouquins que je connais par coeur, il y a une grande partie de ceux écrits par M Cauvin, ou Klotz. Pas tous, certains me sont restés incompréhensibles, longs, sanguinolents à l'excès (Reine du Monde). Les autres? Des bijoux.

L'ambiance, la tendresse et surtout cet humour fin, désabusé qui perce, aussi bien dans ses personnages d'enfants que dans un vieillard (les pantoufles du samouraï), dans la tragédie (dans les bras du vent), et ce grain de folie qui fait basculer les romans (jardin fatal, laura brahms...)

Les livres signés Klotz sont plus durs, et pour tout dire, la série "drôle de samedi soir" m'est inconnue. Par contre, je crois que "killer kid" est un des meilleurs livres à donner à un ado.

La maison vous recommande :

- l'Amour Aveugle

- 8 jours en été

- Théâtre dans la nuit

- Jardin Fatal

- Haute Pierre

- Venge Moi

- Présidente

et  Killer Kid, évidemment! Bonne lecture...

26 décembre 2010

Politico-hostile

En 2007, j'étais politico-dépendante. Sarko-phobe. Lepeno-intolérante. Gaucho-phile. Ecolo-sceptique. Tout çà en même temps, docteur. Et je l'affirmais bien haut, hein, qu'il ne serait jamais MON président.

Et puis le tourbillon, l'ouragan des trucs scandaleux m'est passé dessus, j'ai épuisé ma capacité d'indignation. Tant de choses "intolérables", qu'il a bien fallu tolérer. Tant de déclarations gerbantes matraquées et approuvées! par certains puis tous les médias, par certains puis tous les ténors des partis, (un comble!)

Aujourd'hui, çà ne fait plus sourciller grand monde qu'on parle de "mérite" de recevoir la nationalité françouaise (avé l'assent ému svp).

C'est d'un banal de croire important le moindre clash de l'UMPS - entité multicéphale de profiteurs tireurs de couverture médiatique à soi - sous peine de passer pour un de ces blaireaux qui ne croient plus en la politique et votent Marine par défaut, voire ne se déplace même pas, feignasse, va!

Tiens, ce matin, on n'est pas épargné par la volée de coups de becs échangée entre deux pintades aux dents longues (un comble!) à propos de ... la candidature à la Mairie de Paris! On voit que l'actu manque de mère indigne congeleuse de nourrisson...

La politique dans notre pays, c'est devenu vraiment la lie de la basse-cour. Les idées, on s'en moque ouvertement, en filigrane, il y a ce matraquage constant de "toute façon, y'a qu'UNE chose à faire, qu'UNE ligne à suivre". Fini d'oser, tout va dans le même sens, et les malheureux qui osent émettre l'opinion contraire ou seulement vaguement différente, se retrouvent désignés utopistes et marchands de poudre aux yeux du bon peuple, qui cébienconnu, doit être guidé vers des lendemains de plus en plus austères sans mettre le pied dans l'écuelle, et le moins possible sur le pavé, hein, parce que le bordel à chaque automne, merci bien! Est ce qu'un mouton s'enfuit sur le chemin de l'abattoir? Non!

Pour tout dire, la minute politique pour moi, c'est devenu comme la télé-réalité, je zappe direct. Je sais déjà, je peux citer sans grande chance de me tromper ce qui sera dit. On multiplie les débats pour être sûr de rester sur place. C'est vrai, y'a de plus en plus d'émissions dites "politiques", qu'en ressort-il? Rien. Des pointes d'ego à la rigueur. Rien. Des carrières de journalistes étiquetés "sérieux", pasqu'ils ont servi la soupe à un dirigeant. Ah, le Michel Denisot devant Not'bon Maître! Inoubliable. Affligeant. Avec tout aussi peu de niaque, un Duhamel n'était au moins ridicule.... Tout se perd, ma pauv'dame... ;)

 

10:15 Écrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dati, jouanno, paris, ras |  Facebook

25 décembre 2010

Noyeux joël

Noyel! Noyel!

Voilà, ayé, les paquets gisent terrassés, démembrés dans le salon, il y a des Lego par milliers, toujours plus petits d'année en année... Première fois sans la visite du grand barbu noctambule, amateur d'animaux à cornes et de traineaux chargés. Il est à noter, que passé 7 ans, il ne vient plus, sinon t'imagine le boulot?

Enfin, il y a eu des cadeaux quand même, et la tradition a été respectée : je viens de passer 2 heures à assembler des star-machin-trooper et des snow-truc-battle, sans compter que dès potron-minet, je me suis coltinée l'arnachement d'un dromadaire Playmobil récalcitrant... Faites des gosses!

Grosse nouveauté de l'année, dont le Monstre n'est pas peu fier, j'ai aussi déballé des paquets... qui m'étaient destinés! L'arrivée de l'argent de poche a permis à mon môme de réaliser mes supposés rêves de Noyel, et me voilà l'heureuse titulaire d'un coquetier en buis tourné, et d'une rivière de diamants d'un collier fantaisie, ma fois assez mignon, c'est à dire pas forcément rose et violet brillant des mille feux de son plastique, comme nos fils souhaitent souvent en secret nous affubler, pour aller avec la robe de princesse qui manque cruellement à notre panoplie de Maman Idéale... non, là, c'est argent brillant avé des petites pierres bleues, chic, discret, au point que je subodore un guidage expert de la grand-mère lors de l'achat au Marché de Noël.

Je le porterai ce soir, car nous sommes entrés dans la période du marathon de la bouffe, du 24 au 31 décembre de chaque année, nous arrosons quotidiennement, avec toute la (nombreuse) diaspora familiale pour une fois réunie, le plaisir de se revoir. Et comme la mode est au foie gras, çà se traduit par de monstrueuses agapes, auxquelles je m'efforce depuis 5 ans de résister en me sacrifiant pour turbiner la semaine entre Noël et le 31, à la grande joie de mes collègues...

Bonnes fin d'année à tous

24 décembre 2010

Vivre en meute

Revu aujourd'hui la Famille Bruit.

Ce n'est évidemment pas leur nom, hein. Des cousins, qui ont 3 enfants dont l'aîné a mon âge, tous en couple et pourvus de mômes. Tout de suite, une impression de bousculade quand ils sont dans la même pièce, des grosses voix (marque génétique), et beaucoup, beaucoup d'amour.

Pourtant tout n'est pas rose, les belles-filles sont coriaces, l'une ne mange rien, pauvre petite chose fragile, sa gosse de 3 ans ne s'endort pas encore seule et les réveille toutes les nuits plusieurs fois... l'autre est atteinte de ce syndrôme terrible "toujours raison", elle affirme bien haut, n'hésite pas à se montrer carrément méchante et ... n'a jamais tort, évidemment. Le gendre est un charmant garçon, bricoleur et tout, mais dès qu'il a un coup dans l'aile, pardon! Le vin mauvais, quoi... Au dessus de tout celà, attentive aux goûts de chacun et rongeant les os qu'on lui lance trop souvent, la Mater Familias règne. A genoux devant ses petits enfants, sans doute un poil envahissante, mais débordante d'amour à donner. A ses côtés, son époux, lunaire, corvéable à merci, obéit dans la bonne humeur...

Les occasions de se voir se raréfient avec le temps, les enfants habitent loin, alors je perds l'habitude. Mais après les 5 premières minutes, la plongée dans ce bonheur bruyant, au sein de cette meute chaleureuse, me flanque un sourire qui me colle. Tout bouge, les répliques fusent, y'a d'la joie...

 
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