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10 août 2009

introspection

Il y a en moi comme en chacun paraît il, une part d'ombre. Si je n'éprouve aucun plaisir caché à arracher les ailes des mouches, ou épiler mes aisselles à la pince en guise d'automutilation, c'est une sorte de question sous-jacente, qui affleure parfois, quand la nuit fut insomnie, quand le Monstre déraille trop, quand l'Homme laisse partir une mauvaise humeur...
Une question, donc, qui me trotte.
Le pendant de l'infantile "y verront bien quand je s'rai mort" des enfants, la suite en somme.
"est ce que franchement çà n'irait pas mieux si je disparaissais?"
Toujours cette question me hante. En voiture sur le chemin du turbin, quand je longe la falaise ces matins-là, je sais qu'il suffirait d'un petit coup de volant, que ce serait rapide, en somme.
Seule la crainte de faire souffrir mon fils retient ma main...
Non que la vie soit si dure, c'est parfois comme une envie de poser le fardeau, comme une certitude au fond que non contente d'être inutile à la marche du monde, ma vie lui est nocive en plus.
Déjà, petite, je jouais à disparaître. Je regardais ma petite vie d'en dessous, très loin, rentrée en moi. Je voyais tout, la télé, ma mère, sur le canapé, de très très loin, et j'étais sûre d'être invisible...
Le moment où je pense avoir été le plus près de l'abîme, ce sont ces semaines de 2006. Je me souviens d'avoir contemplé la poignée de fenêtre en me répétant qu'avec ma ceinture de peignoir, si je réussissais à me traîner, dans quelques minutes ce serait fini, fini des douleurs, fini des regards atterrés de ma famille sur ma déchéance, fini des questions au fond des yeux de mon fils qui ne comprenait pas pourquoi Maman ne pouvait plus le câliner parce que clouée sur le lit sans pouvoir remuer... J'étais seule toute la journée, et ces idées-là en boucle dans ma tête...
Et puis...
Et puis je ravale tout celà, je continue encore un peu, juste un peu, pour voir. Je me force. Comme quand la nuit je joue à continuer les romans dans ma tête pour orienter les rêves et décourager l'insomnie... Le jour où je n'aurai plus envie de jouer, alors ...

22:09 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23 juillet 2009

voilààà, c'est finiiii

Principales mesures du projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires

Voici les principales mesures du projet de loi "mobilité et parcours professionnels dans la fonction publique" adopté jeudi par le Parlement.

DROIT AU DÉPART :

- Une administration ne pourra plus s'opposer au transfert d'un agent "vers un autre emploi, dans une autre administration ou dans le secteur privé", avec un préavis de trois mois.

RÉORIENTATION PROFESSIONNELLE :

- Un agent de l'Etat dont l'emploi est supprimé pourra bénéficier d'une réorientation professionnelle avec des "actions d'orientation, de formation, d'évaluation et de validation des acquis de l'expérience professionnelle".

- Cette réorientation prend fin lorsque l'agent a retrouvé un emploi ou "à l'initiative de l'administration", si celui-ci a "refusé successivement trois propositions d'emploi" "fermes et précises" et correspondant à "son grade et à son projet personnalisé d'évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel".

- Il est alors mis en disponibilité, sans salaire, ou admis à la retraite.

- L'agent, militaire ou civil, "détaché" auprès d'une autre administration est intégré au bout de cinq ans.

- A l'expiration de son détachement, le fonctionnaire est, sauf intégration dans l'administration d'accueil, réintégré dans son corps d'origine. Les avantages de carrière (ancienneté, grade...) acquis au cours de son détachement sont pris en compte dans le corps d'accueil et d'origine s'ils sont "plus favorables".

CUMUL DE TEMPS PARTIELS :

- Un agent de l'Etat pourra cumuler plusieurs emplois à temps partiel relevant des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière), représentant au total un temps complet.

un tiers à l'hôpital, un tiers à la mairie, un tiers à faire la circulation?

CONTRACTUELS :

- Les administrations de l'Etat pourront recruter des contractuels en cas d'absence "momentanée" d'un fonctionnaire ou de "vacance temporaire d'emploi".

INTÉRIM :

- Les trois fonctions publiques pourront avoir recours à des agences d'interim pour des "remplacements", des "vacances d'emploi", un "accroissement temporaire d'activité" ou un "besoin occasionnel ou saisonnier".

Vos déclarations d'impôts traitées par votre voisine au RSA, votre dossier d'aide sociale dans lles mains de n'importe qui, sous payé? Chouette!

COMMISSION DE DÉONTOLOGIE :

- Possibilité d'autosaisine de la commission de déontologie de la fonction publique lors du départ d'un agent public vers le secteur privé.

- Saisine obligatoire pour les collaborateurs du président de la République et les membres du cabinet d'un ministre.

ÂGE :

- Suppression de toute condition d'âge pour le recrutement par concours pour les fonctionnaires.

CUMUL EMPLOI PUBLIC/PRIVÉ :

- Passage de 1 à 2 ans de la durée pendant laquelle le fonctionnaire qui crée ou reprend une entreprise peut cumuler son activité privée avec son emploi public.

- Possibilité d'exercer une activité privée lucrative pour les agents occupant un emploi à temps non complet représentant moins de 70 % de la durée légale du travail (au lieu de 50 % aujourd'hui)

AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE INDIVIDUELS :

- Les auxiliaires de vie scolaire individuels (AVSI, qui aident les élèves handicapés) dont le contrat est arrivé à échéance pourront être employés par des associations qui seront remboursées par l'Etat.

Et voici fondues les dernières promesses du candidat Sarko sur le Handicap... Déjà que certains de ces contrats ne bénéficiaient qu'à des gens surtout pas formés. Dans mon bled, c'est une dame de 62 ans qui a été recrutée, avec le dos en capilotade, ancienne pochtrone qui va devoir tenir (car il ne tient pas assis seul) un gamin de 27 kilos...

20:34 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

13 juillet 2009

pas à un paradoxe près!

Occuper le teraain, quitte à retourner sa veste, ses convictions, même pas mal!

Dans l'Express

"Deux des porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, dénoncent la déprogrammation du rappeur Orelsan du festival des Francofolies de la Rochelle. Ils accusent la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal d'avoir exercé un chantage à la subvention sur les organisateurs.

[...]"Il est regrettable qu'une grande région française, la région Poitou-Charentes, porte ainsi, du fait de sa présidente Ségolène Royal, atteinte a la liberté d'expression"."

Décidément, rien n'arrête le Courageux Chevalier Umpiste! Ni la maladie, ni le dimanche. Surtout quand il pourfend vaillament la Censure! Déjà, l'AFP avait OSE ne pas reproduire l'intégralité des dépêches racontant par le menu le réglement de l'affaire Royal/salariée, il était monté au créneau, Lui!

Dès que Ségo bouge une oreille, hop! à l'affût de la moindre connerie, toujours prêt!

Curieusement, quand il s'agit de questions un poil embarrassantes passées à la trappe dans le Figaro, pas un souffle. C'est qu'il faut savoir doser : c'est un chien spécialisé : le gibier d'eau, uniquement (qui a dit la Bécasse? tu sors!). Les sangliers et autres cochons peuvent roupiller tranquilles, Lefebvre est là pour donner l'éveil à la meute, et réussir à faire parler d'un minable rappeur qui gagnerait à rester inconnu...

Alors Orelsan, merci qui?! hmmm?

14:46 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11 juillet 2009

La relève?

PARIS, 7 juil 2009 (AFP)

        Un étudiant sur quatre souffre de troubles psychiatriques tels qu'anxiété ou dépression, avec un retentissement sur les études pour la moitié d'entre eux, selon une étude réalisée dans des universités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

        Ces données, publiées mardi dans le Bulletin de l'Institut de veille sanitaire, émanent d'une étude sur leur santé réalisée auprès de plus de 1.700 étudiants de première année, inscrits en 2005-2006 dans l'une des universités de la région Paca.

        De cette étude sont exclus les redoublants, qui ne sont pas tenus à une visite médicale.

        Les étudiants étaient âgés en moyenne de 19 ans, soit une tranche d'âge "où certains troubles psychiatriques apparaissent ou se développent", soulignent les auteurs de l'étude conduite par Valérie Guagliardo, de l'Inserm et de l'Université Aix-Marseille.

        Il en ressort que 25,7% des étudiants (28,2% chez les filles, 21,6% chez les garçons) souffrent de troubles, dont 15,7% d'un seul trouble et 10% de plusieurs. 15,7% des étudiants souffrent de troubles anxieux, 8,9% de dépression caractérisée et 8,1% de troubles liés à l'utilisation de substances telles qu'alcool, sédatifs, drogues...

        Plus de la moitié (51,7%) de ceux qui souffrent d'un de ces troubles en subissent un retentissement fonctionnel "important" sur leurs études ou le travail (40%), leurs relations avec les proches (27%) ou leurs relations sociales (26,8%). Ce retentissement dure de 11 à 28 jours.

        Quand ils souffrent conjointement de dépression et d'anxiété, 76,6% des étudiants subissent un important retentissement sur leurs études ou leur travail.

        Néanmoins seulement 30,5% des étudiants souffrant de troubles ont consulté cette année-là un professionnel de santé.

        

 

09:10 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

05 juillet 2009

OMO lave t il plus blanc?

ISTANBUL (Reuters) - Que se produit-il lorsque vous installez dans la même pièce un imam, un prêtre chrétien, un rabbin et un moine bouddhiste face à dix athées?

La chaîne de télévision turque Kanal T espère que la réponse sera un succès d'audience, puisqu'elle compte lancer un jeu télévisé au cours duquel des religieux de ces quatre grandes confessions tenteront de convertir des non-croyants.

La récompense d'une conversion sera un pèlerinage dans un lieu saint de la religion qu'ils auront épousée - la Mecque, le Vatican, Jérusalem ou le Tibet.

Ce "reality show" n'est cependant pas du tout du goût des autorités religieuses de Turquie, et le "directorat des affaires religieuses" refuse de déléguer un imam à ce jeu.

"Faire une chose de ce genre pour l'audimat est un manque de respect envers les religions. La religion ne doit pas devenir le sujet d'émissions de divertissement", a déclaré le président du Haut conseil aux affaires religieuses, Hamza Aktan, à l'agence de presse Anatolie.

A quoi rétorque le directeur de Kanal T Seyhan Soylu, interrogé par Reuters: "Nous faisons le plus grand cadeau au monde, celui de la croyance en Dieu."

Deux cents personnes ont déjà fait acte de candidature et les dix qui seront autorisées à participer à l'émission en tant qu'athées seront choisies en août.

Daren Butler, version française Eric Faye

 

12:12 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04 juillet 2009

on signe avec son sang?

RIGA (Reuters) - En ces temps de crise économique, une société lettone propose d'apporter son âme en garantie d'un prêt.

Les clients intéressés, dont seul le prénom est demandé, sont invités à signer un document intitulé "Accord" avec ces mots : " Ceci est mon âme immortelle".

Lunettes de soleil, costume noir et T-shirt blanc, Viktor Mirosiichenko, 34 ans, représentant de la société Kontora, assure qu'aucun chasseur de dette ne sera envoyé pour recouvrer son dû si les gens ne remboursaient pas et promet qu'aucun recours à la violence ne sera employé.

"S'ils ne remboursent pas, que peut-on faire ? Ils n'auront plus d'âme, c'est tout", a-t-il déclaré à Reuters installé dans son bureau, sobrement aménagé d'une table, d'un ordinateur et de trois chaises, une liasse de billets dans la poche pour démontrer le sérieux de la transaction.

La Lettonie est le pays de l'Union européenne le plus sévèrement touché par la crise économique mondiale. Le chômage progresse, les banques prêtent moins et les petites entreprises proposant facilement des prêts fleurissent.

Le prêt le plus important consenti jusque-là par Kontora s'élève à 250 lats (358 euros), à rembourser dans les 90 jours, moyennant un fort taux d'intérêt. Environ 200 personnes ont contracté un emprunt depuis que la société a ouvert il y a deux mois, souligne Viktor Mirosiichenko.

Patrick Lannin, version française Patrice Mancino

 

14:17 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17 mai 2009

c'était pas sa semaine

Semaine TRES moyenne du Monstre, avec traversée d'une zone de turbulences jeudi. Une animatrice de garderie en a fait les frais et n'a dû qu'à ses réflexes de chat d'éviter la grêle de legos qui lui furent jetés au visage par mon délicieux bambin...

J'ai piqué des rages mémorables, dont l'utilité reste à prouver. Confiscation de console et privation d'ordinateur (rôô le pauv'chou), mesures de rétorsion exemplaires mais qui n'ont en rien apaisé mon impulsion première réprimée de lui botter le train arrière... Voui, voui, ce sont des coups, mais en chacun de nous sommeille un homme (une femme) de Cro Magnon, gare si on le réveille...

Pas grand chose à faire, c'est l'âge paraît il!

19:33 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

04 janvier 2009

haro sur les jupettes

 

jupe.jpg

Ceci est une image subversive!

KAMPALA, 4 oct 2008 (AFP) Le ministre ougandais de l'Ethique et de l'Intégrité, James Nsaba Buturo, a tenu des propos virulents contre les homosexuels, parlant même d'un risque de "fin de la civilisation" et demandant un renforcement des lois contre l'homosexualité.

Selon M. Buturo, l'homosexualité se réduisait par le passé à quelques cas en Ouganda, mais s'est considérablement développée ces dernières années en raison de la mondialisation, de l'influence occidentale et de l'argent, menaçant le pays de dépeuplement.

"Il y a actuellement une mondialisation de l'homosexualité et certaines personnes en Ouganda essaient d'en profiter". "C'est une tentative de mettre fin à la civilisation. C'est vraiment grave", a déclaré M. Buturo, un membre fervent de l'Eglise d'Ouganda, qui dépend de l'église anglicane.

"Qui peuplera l'Ouganda dans 20 ans si nous devenons tous homosexuels ? Nous savons que les homosexuels ne se reproduisent pas", a-t-il dit.

Le ministre a appelé à renforcer la loi ougandaise, qui prohibe la sodomie, mais pas la défense des droits des gays et des lesbiennes.

"La loi actuelle n'est pas assez complète". Le gouvernement doit "agir rapidement pour fournir un cadre légal" à une campagne plus agressive pour éradiquer l'homosexualité. L'homosexualité est un crime en Ouganda, passible d'emprisonnement à vie.

M. Buturo s'en est pris également aux militants de la cause homosexuelle, estimant qu'ils "travaillaient à s'introduire partout". "Nous sommes attaqués", a-t-il dit. Waarf, à "s'introduire partout"!!! humour de facho!!!

Les organisations de défense des droits de l'homme accusent régulièrement l'Ouganda de faire preuve de discriminations envers les homosexuels, et de les exclure des programmes de lutte contre le sida. M. Butaro avait par ailleurs appelé en septembre dernier à interdire les minijupes, source, selon lui d'accidents de la route.

"Qu'y a-t-il de mal à porter des minijupes? Et bien vous pouvez provoquer un accident car il y a des gens qui sont mentalement faibles. Porter une minijupe doit être vu comme quelque chose d'indécent, qui devrait être puni par la loi ougandaise", avait-il déclaré. Bin tiens,pas comme une burqa, par exemple?

JUBA (Soudan), 7 oct 2008 (AFP) - Plusieurs femmes ont été arrêtées et battues par la police au Sud-Soudan pour s'être habillées en pantalons ou jupes courtes, en vertu d'un décret visant à "préserver les valeurs culturelles", a dénoncé mardi une ministre du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan.

"Entre 20 et 30 jeunes femmes ont été interpellées (...), jetées dans des camions de police (...) conduites au commissariat et certaines ont été battues", a déclaré à l'AFP Mary Kiden Kimbo, la ministre des Affaires religieuses et de la Protection sociale.

"C'est absolument inacceptable: ce n'est pas à la police de juger de la façon de s'habiller", a-t-elle dit.

La plupart des jeunes femmes, qui seraient adolescentes ou auraient une vingtaine d'années, ont été arrêtées alors qu'elles sortaient de la messe samedi à Juba, a précisé Mme Kimbo. Les autres l'ont été sur des marchés.

Un décret du 2 octobre signé par le préfet de police du comté de Juba, la capitale du Sud-Soudan, Albert Pitia Redantore, interdit "tous les comportements inappropriés (...) (et) les cultures illicites importées" de l'étranger.

Cela peut inclure le port de pantalons moulants, de jupes courtes ou de hauts "mini" considérés comme des vêtements de l'Occident.

Le décret, que l'AFP a consulté, vise à "préserver les valeurs culturelles, la dignité (...) du peuple du Sud-Soudan, et à surveiller l'intrusion des cultures étrangères dans nos sociétés, afin de pouvoir élever une génération saine".

Les contrevenants risquent trois mois de prison et les récidivistes trois mois de prison supplémentaires ainsi qu'une amende de 600 livres soudanaises (environ 300 dollars).

Les valeurs traditionnelles sont importantes dans le Sud-Soudan, en majorité chrétien et animiste, qui a connu une guerre civile de plus de 20 ans avec le Nord, à majorité musulman.

L'imposition de la charia avait été l'un des éléments déclencheurs de la rébellion sudiste.

"Ce genre de choses fait penser à l'époque de la charia et c'est dangereux car cela peut encourager les lynchages", a ajouté Mme Kimbo.

Ce décret ne s'applique que pour Juba mais des arrestations de ce type ont également été signalées dans d'autres régions du Sud-Soudan.

Quand la police et les politiques se mêlent de fringues, voilà ce qui arrive...

 

20:39 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

13 octobre 2008

CQFD, encore...

Bon, je sais que tout remonte, mais... la crise, expliquée  simplement ...
 

10 questions sur la crise
MICHEL COLLON


1. « Subprimes » ?
Le point de départ est une véritable escroquerie. Les banques occidentales ont gagné énormément d'argent sur le dos de ménages US en grande difficulté à qui on extorquait des remboursements exagérés. En se disant que s'ils ne parvenaient pas à rembourser, on raflerait leur maison pour une bouchée de pain.

2. Seulement une crise bancaire ?
Pas du tout. Il s'agit d'une véritable crise économique qui démarre par le secteur bancaire, mais dont les causes sont bien plus profondes. En réalité, toute l'économie US vit à crédit depuis plus de trente ans. Les entreprises s'endettent au-delà de leurs moyens, l'Etat s'endette au-delà de ses moyens (pour faire la guerre), et on a systématiquement poussé les particuliers à s'endetter, seul moyen de maintenir artificiellement une croissance économique.

3. La cause profonde ?
Pas question de l'indiquer dans les médias traditionnels. Pourtant, les subprimes ne sont que la pointe de l'iceberg, la manifestation la plus spectaculaire d'une crise générale de surproduction qui frappe les Etats-Unis, mais aussi les pays occidentaux. Si le fin du fin pour une multinationale consiste à licencier des travailleurs en masse pour faire faire le même travail par moins de gens, si en plus on baisse les salaires par toutes sortes de mesures et avec l'aide de gouvernements complices, à qui donc ces capitalistes vendront-ils leurs marchandises ? Ils n'ont cessé d'appauvrir leurs clients !

4. Juste une crise à surmonter ?
L'Histoire montre que le capitalisme est toujours allé d'une crise à l'autre. Avec de temps en temps, une « bonne guerre » pour en sortir (en éliminant des rivaux, des entreprises, des infrastructures, ce qui permet ensuite une jolie « relance »). En réalité, les crises sont aussi une phase dont les plus gros profitent pour éliminer ou absorber les plus faibles. Comme à présent dans le secteur bancaire US ou avec BNP qui avale Fortis (et ça ne fait que commencer). Seulement, si la crise renforce la concentration du capital aux mains d'un nombre toujours plus petit de multinationales, quelle sera la conséquence ? Ces super - groupes auront encore plus de moyens d'éliminer ou appauvrir la main d'oeuvre pour se faire une concurrence encore plus forte. Donc, retour à la case départ.

5. Un capitalisme moralisé ?
Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)

6. Sauver les banques ?
Bien sûr, il faut protéger les clients des banques. Mais ce que l'Etat fait en réalité, c'est protéger les riches et privatiser les pertes. L'Etat belge, par exemple, n'avait pas cent millions d'euros pour aider les petites gens à maintenir leur pouvoir d'achat, mais pour sauver les banques il trouve cinq milliards en deux heures. Des milliards que nous devrons rembourser. Ironie du sort : Dexia était une banque publique et Fortis a avalé une banque publique qui tournait très bien. Grâce à quoi ses dirigeants et actionnaires ont réalisé de juteuses affaires pendant vingt ans. Et maintenant que ça va mal, leur demande-t-on de payer les pots cassés avec les milliards qu'ils ont mis de côté ? Non, on nous demande à nous !

7. Les médias ?
Loin de nous expliquer tout ça, ils mettent l'accent sur des aspects secondaires. On nous dit qu'il faudra chercher les erreurs, les responsables, combattre les excès et bla bla bla. Or, il ne s'agit pas des erreurs de tel ou tel, mais d'un système. Cette crise était inévitable. Les sociétés qui s'écroulent sont les plus faibles ou les plus malchanceuses. Celles qui survivent, en acquerront encore plus de pouvoir sur l'économie et sur nos vies.

8. Le néolibéralisme ?
La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néolibérale de ces vingt dernières années. Or, ce néolibéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, que je viens d'étudier en préparant mon livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez", le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère. Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de médiamensonges et de ragots. Pourquoi ?

9. Le tiers-monde ?
On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières premières qu'elle risque d'entraîner.

10. L'alternative ?
En 1989, un célèbre auteur US, Francis Fukuyama, nous annonçait « la Fin de l'Histoire » : le capitalisme avait triomphé pour toujours, prétendait-il. Il n'a pas fallu longtemps pour que les « vainqueurs » se cassent la figure. En réalité, l'humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la « chance » (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète. Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous.

6 octobre 2008

Vous pouvez envoyer vos questions et commentaires à :
michel.collon@skynet.be
Plusieurs articles sur la crise à :
www.michelcollon.info

19:58 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30 septembre 2008

la véritable question?

AÉROPORT-DE-ROISSY, 29 sept 2008 (AFP) - L'avion, qui transportait dimanche François Fillon, a frôlé la catastrophe en évitant de justesse une collision avec un avion de tourisme, quelques secondes avant son atterrissage sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).

Le Falcon 900 du Premier ministre, en provenance d'Angers, était en phase d'approche de l'aéroport de Villacoublay quand "il a évité de justesse" la collision avec un avion égaré, dimanche vers 17H50, au-dessus de la commune de Toussus-le-Noble (Yvelines), a révélé lundi une source aéroportuaire à l'AFP.

L'entourage du Premier ministre a confirmé l'incident en précisant que les passagers du Falcon 900 avaient ressenti une accélération, sans conséquence dommageable, au moment où les deux avions s'étaient croisés.

L'avion de tourisme monomoteur de type Cessna 172, avec 4 personnes à bord, se trouvait à la même altitude que le Falcon 900, venant de face, dans l'axe de la piste de Villacoublay, à 1 km de l'aéroport militaire, quand le pilote du Falcon a mis en oeuvre une procédure d'évitement d'urgence pour éviter la collision.

Quand les deux avions se sont croisés, ils se trouvaient à 60 mètres l'un de l'autre, a précisé une source aéroportuaire citant un rapport de la direction générale de l'aviation civile (DGAC): "60 mètres, c'est très près", a commenté un pilote de chasse interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat.

"Sur le moment, je n'ai pas eu conscience de tout ça. On a vu des Jets passer, mais c'est normal en région parisienne", a réagi lundi sur France Info le pilote de l'avion de tourisme, Xavier Thierry, un membre de l'aéroclub de Pontoise qui revenait d'un vol au-dessus des châteaux de la Loire.

L'incident a donné lieu à une déclaration de type Airprox (pour Air proximity) auprès de la DGAC. Deux enquêtes, de la gendarmerie des transports aériens (GTA) et de la gendarmerie de l'air, ont aussi été diligentées pour connaître les circonstances de l'incident.

"J'attends d'avoir un peu plus d'éléments pour pouvoir donner ma version. Il y a des processus de sécurité un peu particulier dès que l'on touche à certaines personnalités", a déclaré le pilote de l'avion monomoteur qui s'est posé peu après l'incident sur l'aérodrome de Pontoise.

Le Falcon 900 fait partie de l'Escadron de transport, d'entraînement et de calibration (Etec), une unité de l'armée de l'air implantée à Villacoublay, qui a succédé au Groupe de liaisons aériennes ministérielles (Glam) en 1995.

Jointe par l'AFP, la direction de l'aérodrome de Pontoise n'a souhaité faire aucun commentaire.

sj-pmg/ed/sh

AFP 291818 SEP 08



Bin mince alors pour un peu on a failli perdre Fillon, voilà qui eût creusé une vache de trou dans le gouvernement!!


Mais ...

au fait...

Y peut pas faire autrement que prendre un Falcon pour faire Angers/Villacoublay, Fillon?
et le coût carbone, promesse de Not bon sire, hmmm?

10:56 Ecrit par fanny dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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